Insurection de 1871

Dimanche 10 février 2008




 



  Nous nous interresserons à travers cet humble essai ,  à toutes les fractions de la tribu , en essayant de décrire et de retracer leurs histoires ,  par la Recherche et la Collecte  d'informations (sources orales ,  récits anciens , articles , écrits et livres anciens , historiens ,  anciens officiers français ,  anciens traducteurs de l'armée coloniale  , documentation, etc…,  nous nous intéresserons aux origines ,  aux coutumes , aux traditions , à la vie sociale de , à leurs  relations avec les autres tribus  

  Nous nous intéresserons egalement au soulèvement de cette région , conduit par Braham BOUSSOUFA ,  Salah BENDJEBAR etc....,  lors de l'insurrection de 1871 sous l’egide d'EL MOKRANI et de CHEIKH AHEDDAD ,  nous décrirons et relaterons par la
suite, l'apport de cette région  , qui fut très important (perte de beaucoup de vies humaines) , concernant la période cruciale de l'insurrection du 1er novembre 1954  , l
e but principal étant la Mise à Disposition ONLINE d'Eléments d'Informations Historiques Fiables , afin d'éclairer l'histoire et d’en conserver la mémoire de  la TRIBU  D'EL AOUANA

Cet espace reste ouvert à toutes discussions , suggestions , avis , correctifs ,  complements d'informations , etc…, nous commencerons par un petit descriptif de la region des Ouleds M'hamed et nous invitons tous les internautes et en particulier ceux de la region, ayant pris connaissance ou receuilli des recits anciens oraux (traditions orales , memoire orale) , à y participer.

Par HAMROUR abderrahim
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Mardi 12 août 2008

Nous vous raconterons ci dessous, avec toutes ses anecdotes, une histoire vraie qui a marqué toute la région et qui nous tient beaucoup à coeur, c'est l'histoire de mon ancêtre, cheikh Aissa ben M'hamed ben HAMROUR , qui a participé à cette insurrection de 1871 , en nous laissons une petite emprunte au passage , je ne dispose pas de tout les éléments , mais nous avons pu reconstituer quelques faits grâce aux récits anciens , oraux , documents  et divers recoupements

C’est juste un hommage à mon ancêtre

 Cheikh Aziz, fils de cheikh el HADDAD avait choisit pour le représenter dans la circonscription de Djidjelli , Salah ben Chater et Saleh ben Bouchama , de la tribu des beni amrane djebalah et le nommé Braham BOUSSOUFA (actuellement HARBI) , ancien cheikh des ouleds m'hamed , ce dernier nomma parmi ses suppléants et adjoints directes,  un certain cheikh Aissa ben M'hamed ben HAMROUR , natif des ouleds m'hamed 

La Fuite Du Cheikh  

 D'après les sources orales et les récits rapportés par les anciens , juste après les événements de 1871 qui secouèrent  toute la région , et la reddition , pratiquement de toutes les tribus ayant participé à cette insurrection , cheikh Aissa ben m'hamed s'échappa  avec d'autres insurgés et devant coûte que coûte  se soustraire aux griffes des militaires français ,  il se cacha pendant une période approximative de deux (02) années ! Dans une grotte située au lieu dit « DAR RAIS » , difficilement accessible (actuellement connue sous le nom de GHAR FTIMA, en hommage à la fille du cheikh) , dans la région des ouleds m’hamed (el aouana) et que très peu de gens connaissaient à l'époque , une grotte surplombant un ensemble de collines escarpées, plongeant elles mêmes dans la mère, dans une magnèfique fusion de lumière , d'eau , et de verdure , et constituant un point d'accès stratégique

La femme du cheikh , SAADANA (Née SADAT) ,  une femme d’un courage exceptionnel , d’une énergie indomptable , une femme de l’ombre et de résistance , et F'tima  , une de ses jeunes filles , très jeune , qui avait approximativement  10 ans à cette époque , connaissaient bien la cache du cheikh , discrètement , malgré les menaces et le danger permanents , elles lui rendirent régulièrement visite dans sa grotte et le quittèrent généralement très tôt , réduisant ainsi tout soupçon,  avec indéniablement la complicité de certains proches de la famille , SAADANA et F''tima s'occupèrent du cheikh pendant toute cette période  et gérèrent bien la situation (ravitaillement, nourriture, soins , informations etc...), elles rencontraient  souvent sur leur parcours des militaires français , sillonnant la région , à sa recherche (cheikh) , activement recherché avec d'autres prévenus en fuite , ils les interrogèrent souvent , essayant de leur soustraire en vain des informations ,  l’épouse du cheikh et sa jeune fille très habiles ,  l’informèrent à chaque occasion de tout se qui se passait

Mise Sous Séquestre des Biens

La mise sous séquestre des terres et des biens débuta aussitôt dans toute la région, avant même le début du procès des 213 prévenus ayant participé àcette insurrection , le nom de chacun des accusés est d'abord cité, en précisant si la personne est en fuite ou détenue (soit 136 détenus, 6 sans mention, les autres en fuite, parmi eux cheikh aissa) ,
parallèlement à cela , le frère cadet du cheikh , Ali ben M'hamed  HAMROUR , qui était marié à la fille de cheikh Braham BOUSSOUFA (chef de l'insurrection au niveau de la région) , changea volontairement  le nom de son frère  - on ne sait par quelles prouesses  -  vis à vis de l'administration coloniale , il devint officiellement par jugement , Aissa ben  M'hamed  BOUREDJI ,  lui évitant ainsi la mise sous séquestre d’une partie de ses  terres et de ses  biens , Nous ne possédons pas assez d’éléments sur les références et les lieux exacts, mais nous confirmons qu’une partie des terres et des biens du cheikh fut mise sous séquestre juste après sa fuite en  1871

Reddition du Cheikh

Cheikh Aissa ben M'hamed  était vraisemblablement cité parmi les personnes en fuite lors du procès en appel du 21 septembre 1872,  sa reddition aux autorités militaires françaises fut peut être vers 1873 ou 1874 ! Comme celle de beaucoup d’autres prévenus en fuite,  reddition  faite dans des circonstances que nous ignorons  (d’après les récits anciens oraux, c’est avec l'aide de son frère cadet Ali ben Hamrour et de certains caïds  de  la région, moyennant suremment certains arrangements et garanties) , Cheikh Aissa fut jugé  entre autre pour avoir participé à l'insurrection de 1871, (chefs d’inculpation inconnus et les recherches continuent) ,  il fut incarcérer d’après les récits anciens et les sources orales , pendant une période de sept (07) années dans une prison près de Batna (ex Lambèse, actuellement Tazoult

Pendant Les Années D'emprisonnement

Pendant toute cette période , les siens (sa famille et toute la tribu) considéraient que le cheikh , juste après sa reddition eut le même sort  que cheikh Braham Boussoufa , son chef insurrectionnel,  jugé et exécuté sommairement par l’administration militaire française juste après les événements  ,  les siens n’envisagerent à aucun moment son incarcération, alors que le cheikh croupissait dans une prison , pour sa famille , son sort était déjà scellé 

Selon les récits anciens et pendant toute cette période , en guise de deuil , son frère Ali porta sur lui un "chach" sur lequel il tressa chaque année passée et d'absence , un noeud  , espérant toujours un retour imminent de son frère Aissa , il garda ce chach pendant toute cette période et ne s'en débarrassa que lorsque son frère fut libéré et retourna parmi les siens  
 

En Guise de Deuil


Selon les récits oraux anciens ,  pendant toute cette période , et en guise de deuil , son frère cadet Ali , porta sur lui , un "chach" sur lequel il tressa et rajouta un neoud , chaque année passée et d'absence , espérant toujours un retour imminent de son frère Aissa , il garda ce chach pendant toute cette longue période et ne s'en débarrassa que lorsque celui ci fut libéré et retourna parmi les siens 


Libération Du Cheikh

La libération de cheikh Aissa ben m'hamed et de ses compagnons , vers 1880 ou 1881  , fut un événement sans précèdent dans toute la région (el aouana , benifoughal , tababort, etc..) , de mechta en mechta , de douar en douar de différentes tribus , on annonça la libération de plusieurs ex prévenus , parmi eux cheikh Aissa , l'information circulait tellement bien et fort  qu'elle parvint au niveau des Ouleds M'hamed rapidement mais sans précision aucune , ce fut une surprise , l'étonnement  général , voire une stupéfaction pour beaucoup de tribus ayant perdus les siens , au moment ou on les croyait mort , exécutés ,   ce n'était pas facile d'y croire après des années d'absence  et de disparition  , A leur sortie de prison , le cheikh et ses compagnons de différentes tribus empruntèrent divers itinéraires, pour sa part le cheikh passa ,selon les recits anciens  vraisemblablement par  mila ---à taher -à  texenna -à hauteur de hamza (sud de  oued kissir) , essayant surtout de rejoindre la tribu des beni yahmed (el Awarta) au sud d'el aouana , ou résidaient ses beaux parents  , son arrivée était signalée à chaque halte , de arch en arch , de mechta en mechta , le cheikh et ses compagnons furent accueillis en grandes pompes et en héros ,  ils furent convenablement pris en charge et on célébrait à titre exceptionnel une grande cérémonie en leur honneur

 

"La Fête Au Village" 

Quand cheikh Aissa arriva chez les ouleds saad , fraction appartenant au cercle d'el aouana , limitrophe avec celle des ouleds  m’hamed , et qui fut son avant dernière destination, l'information se confirma , les habitants des trois  Mechtas étaient tous en liesse , mechta Bouyacoub (à laquelle appartenait le cheikh) ,  mechta Haddad et mechta Laquiba ,  les préparatifs commencèrent ,  d’après les récits anciens , quand les gens eurent vent de son arrivée imminente, ils s'organisèrent en petits groupes ,  se mirent à battre du tambour et à chanter , ils allèrent l'accueillir à mi-chemin,  nous imaginons la joie de tous , de sa famille et en particulier celle du cheikh de retrouver les siens après une si longue absence
                                          .................suite.................... 

 

Par HAMROUR
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Lundi 18 mai 2009

 

EL MOKRANI ET CHEIKH  EL HADDAD 

En janvier 1871, El Mokrani déclenche une révolte contre l’occupation française. Iil fut renforcé par Cheikh Mohammed Ameziane El Haddad, le 08 avril 1871, qui fait appel aux fidèles de la confrérie Rahmania, afin de se joindre au soulèvement. Ce faisant Cheikh Aheddad ordonna à ses serviteurs de sillonner tout les village et les marché pour appeler à la révolution.

 
Dans la matinée du samedi 8 avril 1871, le cheikh Aheddad (Mohand-Améziane EL HADDAD /  1791 - 1873) proclama sur la place du marché de Seddouk la guerre sainte contre l’occupant français. Jetant sa canne dans la foule, l’octogénaire, maître de la confrérie Rahmania, déclara : "Avec l’aide de Dieu, il nous sera aussi facile de jeter le Français hors de chez nous". Il lança ainsi dans la bataille 250 tribus (parmi elles , celle des Ouleds M'hamed - el Aouana) le tiers de la population algérienne , majoritairement de Kabylie et du Constantinois et accessoirement du centre et de l’Ouest. Dans la matinée du samedi 8 avril 1871, le cheikh Aheddad (Mohand-Améziane EL HADDAD /  1791 - 1873) proclama sur la place du marché de Seddouk la guerre sainte contre l’occupant français. Jetant sa canne dans la foule, l’octogénaire, maître de la confrérie Rahmania, déclara : "Avec l’aide de Dieu, il nous sera aussi facile de jeter le Français hors de chez nous". Il lança ainsi dans la bataille 250 tribus (parmi elles  celle d'el Aouana) le tiers de la population algérienne , majoritairement de Kabylie et du Constantinois et accessoirement du centre et de l’Ouest.


L
e 05 mais 1871, Mohamed El Mokrani sera assassiné. Son frère Boumezrag Mokrani prend la tête de l’insurrection. Cheikh Aheddad âgé de 80 ans, avait été condamné à une peine de prison et enfermé à la maison de détention de Constantine. Il mourut le cinquième jour après sa détention.


U
n grand nombre de ceux qui ont participé à cette insurrection seront déportés en Nouvelle Calédonie. Certains d’entre eux finiront par fonder des foyers à l'exile. Boumezrag Mokrani sera maintenu en exil forcé durant 30 ans. Abdelazziz Haddad fils de Cheikh Aheddad trouva le moyen de s’échapper de la Nouvelle Calédonie et de rejoindre le pays en 1881

Hommage à CHeikh Braham BOUSSOUFA (actuellement HARBI) 


Cheikh Braham BOUSSOUFA , chef incontesté , chargé par cheikh Aziz el HADDAD  d’organiser l’insurrection de 1871 au niveau des ouleds m’hamed ,  avait conduit les insurgés au pillage des mines de cap Cavallo le 30.05 .1871 et à l’attaque de Djidjelli le 11.06.1871 ,  il fut arrêté et finalement exécuté avec d’autres compagnons, n'ayant malheureusement pu s'échapper aux conseils de guerre et exécutions sommaires , rapidement mis en place par l'administration militaire, juste après ses événements

Arrestation et Exécution du Cheikh 
 
Le texte ci - dessous est tiré du livre de Louis RINN "L'HISTOIRE DE L'INSURRECTION DE 1871 EN ALGÉRIE"

"le 11 septembre, les caïds, leur makhzène et les goums, sous la conduite de Belgacem - B., firent une sortie vers le col de Selma, sur le territoire des Beni-Ourzeddine et Beni-Yadjés ; ils tuèrent quelques insurgés et ramenèrent prisonniers Si-Brahim-Bousoufa, Rabah-ben-Djebar, Si-Ahmed-ben-Ali-nen-Chekirou, tous trois investis chioukh par Aziz. Le général Delacroix
Les fit passer par les armes dés leur arrivée au camp."

Nous essayerons à travers les differents recits (oraux , anecdotes etc...) et la recherche documentaire , de citer toutes les personnes ayant participé à cette insurrection au niveau des ouleds m'hamed et au niveau des autres fractions de la tribu d'el aouana , nous essayons aussi , avec l'aide d'internautes , de récupérer et de mettre en ligne la liste des 213  prévenus ayant participé à cette insurrection, ou le nom de chacun des accusés est d'abord cité, en précisant si la personne est en fuite ou détenue (soit 136 détenus, 6 sans mention, les autres en fuite). Chaque accusé porte un numéro qui est rappelé dans l'acte d'accusation, à côté de son nom, il est fort probable que le nom de mon ancêtre cheikh aissa ben m'hamed y figure parmi les  71 accusés en fuite

 

 

Quelques References sur l'insurection de 1871
Louis Rinn
a bien écrit un ouvrage dont le titre très détaillé est "Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie"
paru à Alger en 1891 chez l'éditeur Jourdan. ce livre est numerisé et telechargeable sur le site : 
ll semble qu'il soit paru également un article de Rinn dans la Revue "Le Sud Ouest Economique" dont le siège devait se trouver au 6 place Saint-Christoly, à Bordeaux, sauf erreur, et dont le numéro donné ci-dessous pourra facilement être retrouvé dans une grande bibliothèque:
Un petit plus pour les passionnés ... Il existe également un article en rapport avec cette actualité de RINN Louis, « Deux documents indigènes sur l’histoire de l’insurrection de 1871 », parue dans la Revue africaine, 1891, p. 21-37 
 l'ouvrage écrit par le Lieutenant-Colonel Bey.. c'est une ancienne édition de la SNED sans certitude, mais cela peut être une première piste de recherche."Rinn Louis: L'insurrection de 1871 - Paris 1891 Sud-Ouest Economique N° 333-335 : L'Afrique du Nord - Publications"3 références supplémentaires sur l'insurrection de 1871...il doit en exister milles autres certainement!
Rambaud, A., L’Insurrection Algérienne de 1871.
.. Nouvelle Revue,1891.
Rapport Général sur la liquidation et les résultats du séquestre collectif et nominatif à la suite de l’insurrection de 1871.
Alger, 1878, 16p. et 51p.
Margon, R.de., Insurrections dans la province de Constantine, de 1870 à 1880.
Paris, 1883, 211p.
  
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A LA MEMOIRE DE NOS MARTYRS
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LISTE DES CHOUHADAS de la Guerre de Libération 1954 (1)
Commune de Selma et d’el Aaouana (Djidjelli)

http://benifoughal.dzblog.com/article-263937-6.html#anchorComment

LISTE DES CHOUHADAS de la Guerre de Libération 1954 (2)
Commune de Selma et el Aaouana
http://benifoughal.dzblog.com/article-266042.html

Etabli par aziz sur : http://benifoughal.dzblog.com/

 

l'apport de la tribu d'el aouana en général , avec l'ensemble de ses fractions , fut tres important

quelques elements d'informations

Le 10 mars 1873, s’ouvre au tribunal de Constantine le procès des chefs de l’insurrection ou de ceux ayant miraculeusement échappé aux conseils de guerre et exécutions sommaires. Sur les 212 accusés, 149 sont maintenus en prison. Un arrêt d’accusation établi le 21 septembre 1872 les renvoie devant la cour d’assises de cette juridiction. L’acte d’accusation leur est notifié les 9 et 26 décembre 1872. Le verdict sans appel fut la déportation en Nouvelle-Calédonie de la plupart d’entre eux. Feront partie du lot, Mokrani Boumezrag, Aziz Ben Cheikh Ahaddad et son frère M’hamed. Avant leur embarquement pour l’exil forcé, ils seront internés au fort de Quélern (Brest) et à l’île d’Oléron.


Le livre de Louis RIN  (1891) sur :
http://www.algerie-ancienne.com/livres/livres.htm

Jugement des chefs de l’insurrection /
Quelques elements sur le Procès en appel du 21 Septembre 1872
Acte d'accusation rédigé par le procureur général de la cour d'appel d'Alger - procès jugé en renvoi aux assises de Constantine: c'est l'acte d'accusation de 213 prévenus ayant participé à l'insurrection de 1871
Le nom de chacun des accusés est d'abord cité, en précisant si la personne est en fuite ou détenue (soit 136 détenus, 6 sans mention, les autres en fuite). Chaque accusé porte un numéro qui est rappelé dans l'acte d'accusation, à côté de son nom
Côte LK8-994,
Bibliothèque Nationale de France
L'insurrection de 1871 à Djidjelli, mise sous Sequestre des Terres et Déportations  
Par HAMROUR
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